lundi, juillet 27, 2026
"Le Palmier" de Valentine Goby (France)
Vive est une petite fille de neuf ans très attachante. Elle vit quelque part dans le sud de la France, dans la garrigue, et son univers sensoriel est très développé. Elle raisonne à base d’odeurs et d’images. Et des images, il va en être question, dans ce roman de Valentine Goby, notamment d’une image imprimée dans sa rétine : la palmier du jardin est attaqué par des charançons, comme l’explique le voisin qui s’occupe du jardin, Gilles, et Fouad le jardinier. Et il faut donc abattre une partie de ses branches, pour dégager le « stipe », l’essentiel, en espérant que l’arbre s’en remette.
lundi, juin 22, 2026
Pré-lancement inscription à nos activités de partage de lecture !
Voilà ! On se prépare à repartir pour une nouvelle saison de partages de nos lectures !
Vous souhaitez vous réinscrire ou nous rejoindre ? Plusieurs options s'offrent à vous. Vous pouvez :
– Nous retrouver au brunch des ateliers de la maison pour tous Frédéric Chopin samedi qui vient, le 27 juin ; nous serons là entre 9h30 et 15h30 !
– Nous retrouver sur un stand lors de la Journée Antigone des Associations le dimanche 6 septembre prochain...
– Venir nous voir lors de la première réunion mensuelle de l'année 2026/2027, le samedi 19 septembre à 10h, à la maison pour tous Frédéric Chopin, salle Delacroix (1er étage).
Les adhésions peuvent se faire par tout moyen de paiement : espèces, chèque ou carte bancaire. Pour ce dernier cas, il faut passer par le site HelloAsso accessible en cliquant ci-dessous :
Au plaisir de nous retrouver !
L'équipe des Collecteurs
lundi, mars 16, 2026
"Aimer" de Sarah Chiche (France)
C’est un récit qui s’étale de 1984 à aujourd'hui, c’est à dire sur quarante ans et même plus – mais le petit exercice de fiction prospective des dernières pages n’est, à mon avis, pas la partie la plus réussie…
Deux enfants, issus de familles assez compliquées, chacune à sa manière : celle d’Alexandre est hyper-conformiste – donc très cachotière – ; celle de Margaux est totalement déstructurée : orpheline de père, sa mère se met et la met dans les griffes d’un escroc-bourreau... Les enfants s’aiment aux premiers regards, mais la vie se charge de les écarter très vite l’un de l’autre.
Sarah Chiche nous les fait suivre alors chacun de leur côté au long de trajectoires de vie peut-être un peu stéréotypées mais pas tant que ça. Et, forcément, ils se retrouvent par hasard après quarante ans, une fois leur vie déjà bien remplie et cabossée. Que peut-il alors bien arriver ? Que peut-on faire de cette deuxième rencontre quand… on a du mal à croire que quelque chose peut changer pour nous à 50 ans passés ?
vendredi, mars 06, 2026
« L’uniformisation du monde » de Stefan Zweig, traduit de l’allemand par Francis Douville Vigeant (Autriche)
Édition bilingue d’un très court texte de Stefan Zweig. Épatant de clairvoyance. Ou plus exactement, ce texte de Zweig met le doigt sur ce qui me préoccupe quotidiennement : Comment vivre et même trouver son utilité, sa légitimité, dans une société où l’on constate qu’une large majorité ne partage ni nos préoccupations ni nos goûts ? Il dénonce l’uniformisation du monde (on est en 1925, il y a 101 ans...), la disparition de toute individualité, le règne du court terme, de la consommation et de l’ennui vide de tout quand la machine ne fournit pas assez ni assez vite.
Ici, ce qui m’a plu, c’est que Zweig apporte le diagnostic mais surtout qu’il réfléchit aussi au comportement à adopter, à la trajectoire à emprunter pour ne pas subir la situation de plein fouet et s’y perdre. Ça me parle et m’inspire. Cela vient conforter des postures que j’ai déjà depuis longtemps mais dont je doute parfois de l’intégrité et de la légitimité. Bref, j'ai trouvé ce petit texte bienfaisant !
jeudi, mars 05, 2026
"Urushi" d'Aki Shimazaki (Québec / Japon)
Rostand faisait dire à Cyrano qu’il était « un cousin fraternel » de Roxane, dont il était secrètement amoureux. Ici, Tôru – vingt-six ans – c’est à la fois le frère d’adoption (Suzuko et lui ont été élevés ensemble), le cousin (par les liens du sang) et l’objet d’amour passionné de Suzuko, alors que lui-même la considère simplement comme une sœur, de dix ans sa cadette !
Petit à petit, entre un oisillon blessé que l’on essaie de faire renaître perroquet et un cours de Kintsugi, la technique qui permet de transformer un objet de céramique brisé en œuvre d’art, on sort sur la pointe des pieds et avec grâce de cette situation apparemment inextricable.
lundi, février 23, 2026
"Les yeux de Mona" de Thomas Schlesser (France)
Outre le défilé des tableaux, il y a de page en page plusieurs « fils » à suivre, plusieurs intrigues adjacentes : la menace de cécité, l’inquiétude des parents face à Mona, leurs difficultés financières, un secret de famille…
jeudi, février 19, 2026
"Éloge du métèque" d'Abnousse Shalmani (Iran/France)
Elle a quitté l’Iran à l’âge de huit ans, dans les bagages de ses parents, qui fuyaient le pays. Elle n’y est jamais retournée. Y reviendra-t-elle un jour ? On le lui souhaite.
En attendant, elle a écrit une ode au métèque, celui qui est d’ailleurs, qui vit dans un éternel « ailleurs », qui se souvient d’une existence perdue comme les amputés souffrent d’un membre fantôme. On pourrait croire que le passé s’efface d’un coup d’éponge. Mais à huit ans, on a déjà des souvenirs, beaucoup, qui prennent feu au moindre frottement, dans les territoires que l’on découvre.
« Je suis et resterai une métèque », déclare-t-elle aussi fièrement que Moustaki chantait « sa gueule de métèque ». Cependant elle récuse dans le même élan le déterminisme social, historique, sexuel ou religieux. « Je refuse d’être mon ADN, je refuse de n’être qu’une suite de cellules héritées de mes parents, je refuse d’être entravée par la tradition »…
jeudi, février 12, 2026
"Tous au bain, citoyens !" d'Hélène Honnorat (France)
Ce livre est avant tout un livre de voyage. Un voyage dans le temps, qui nous mène des thermes romains aux interrogations très contemporaines sur le vivre-ensemble, mais aussi un voyage dans l'espace, entre villes, civilisations et lieux de sociabilité. le bain devient prétexte à la déambulation, à la curiosité, à l'exploration des usages du corps et de la cité. On avance avec plaisir, porté par une écriture alerte, jamais pesante, où l'érudition se glisse sans bruit.
mercredi, février 04, 2026
Rencontre "Les Collecteurs tout en poésie"
Troisième rencontre publique des Collecteurs pour cette saison 2025/2026 !
Parmi les Collecteurs, des poètes...
Ce sont eux qui nous recevront.
François Szabó, poète engagé aussi bien en local qu’à l’international, nous présentera « Idylles de Montpellier », son dernier recueil en date, dernier d’une déjà très longue liste.
Quine Chevalier aime depuis longtemps mêler mots, encres et gravures et nous présentera, entre autres textes, « Tendresse des parois », un recueil en cours de publication.
Jean-Claude Boyard, nouveau venu en poésie fait, lui, l’alliance entre ses textes, ses dessins et ses peintures. Il évoquera « Carré d’Arbre » et autres poèmes.
C’est ensemble qu’ils nous proposeront un long moment de poésie.
Rendez-vous au Gazette Café (6 rue Levat à Montpellier),
le mardi 10 mars 2026 à 18h !
mardi, janvier 20, 2026
"James" de Percival Everett, traduit par Anne-Laure Tissut (États-Unis d'Amérique)
Percival Everett, l’auteur, a reçu le Prix Pulitzer 2025 pour cette réécriture d’un classique qui faisait figure de récit progressiste mais dont il décortique les ressorts finalement encore bien ancrés dans une société encore pleine de préjugés racistes.
vendredi, janvier 16, 2026
"Passagères de nuit" de Yanick Lahens (Haïti)
La première, Elizabeth, naît en Louisiane dans les année 1820. Fille elle-même et petite fille d’esclaves affranchis, elle va échapper par deux fois à une tentative de viol par un ami de son père. Pour éviter une troisième fois, elle décide de fuir en Haïti. Elle doit devenir une « passagère de nuit ».
Yanick Lahens va évoquer à cette occasion la grand-mère d’Elizabeth, une femme arrivée comme esclave à Port-au-Prince, et devenue une commerçante réputée et très appréciée sur les marchés. Il y sera aussi question de danse, cette « manière de se réapproprier un corps qui était dans le domination, le travail, la souffrance » explique l’autrice. « On prie en dansant. Donc c’est une manière de se relier au cosmos. »
lundi, janvier 12, 2026
"Fermer les yeux me réveille" de Pierre Bau (France)
Pour attaquer cette nouvelle année, une fois n'est pas coutume, deux recensions pour un seul livre ! Et ce sont Les collectrices Hélène et Florence qui ont lu et nous parlent* du roman épique de Pierre Bau paru à l'automne dernier aux éditions GOPE.
Hélène Honnorat en dit donc ceci :
"« Fermer les yeux me réveille » est un roman profondément original, qui mêle le scientifique, le politique, l'onirique, l'ésotérique, qui vous balance de l'un à l'autre comme dans un hamac... ou comme dans un hydravion en pleine tempête. le petit oiseau amphibie d'Imperial Airways, « déniché dans un hangar empli de ballots de thé de Darjeeling », orne d'ailleurs la couverture du livre.
Nous sommes entre Jules Verne, Tintin et Milou, les bandes dessinées anglo-saxonnes où l'on dit « Sahib », « Old chap ! » ou encore « Bloody hell ! » ... et les grands philosophes.
