mardi, septembre 29, 2026

"Les lieux souterrains" de Gustavo Faverón Patriau (Pérou), traduit de l'espagnol par Robert Amutio

Gustavo Faverón Patriau né à Lima en 1966 m’était totalement inconnu mais je n’oublierai jamais cette découverte. Et que ce soit Robert Amutio, le traducteur de Roberto Bolaño, qui l’ait traduit était un signe, celui d’une rencontre littéraire qui a été un véritable choc. Parce que « Les lieux souterrains » (« Vivir abajo » en version originale) est un grand livre, un livre qui me poursuit encore. Un livre monde dont on dirait qu’il a été écrit en apnée. Un livre halluciné et hallucinant.

Gustavo Faverón Patriau nous fait voyager des États-Unis au Chili en passant par le Pérou, l’Argentine et le Paraguay et nous immerge dans la violence de ce monde qui est aussi le nôtre. Un univers où fiction et réalité se mêlent. Il le dit clairement à un moment : « C’est dans Nostromo où Conrad invente un pays en Amérique du Sud,un pays qui s’appelle Costaguana, où il y a des Américains, des Italiens et des Costaguaniens, des Américains qui voyagent des États-Unis et d’Italie qui sont des pays réels, au Costaguana, qui est un lieu imaginaire comme si, en voyageant vers l’Amérique du Sud, ils pénétraient dans le monde de la fiction. »

lundi, septembre 07, 2026

"L'art de la joie" de Goliarda Sapienza (Italie), traduit de l'italien par Nathalie Castagné

Un pavé de 640 pages. Un monument.

Les Collecteurs reçoivent la traductrice Nathalie Castagné dans trois semaines. Je n’avais rien lu d’elle, et, paf !, deuxième nuit de mon escapade vers le nord cet été, je me couche chez une amie et… mon regard se plante sur ce bouquin, monument de Goliarda Sapienza, dont Nathalie Castagné a traduit en français l’intégralité de l’œuvre !

Or « L’art de la joie » est un roman-clé dans l’œuvre de Goliarda Sapienza comme dans celle de Nathalie Castagné. À tel point que c’est le succès de la traduction française qui a permis la reconnaissance posthume de l’autrice dans son pays !

Je l’ai donc emprunté et sa lecture a bercé mon périple estival dans la douceur normande.