Elle s’appelle Vive. Oui comme «
Ma petite est comme l'eau, elle est comme l'eau vive » , la chanson de Guy Béart. Elle habite avec son grand-frère Dan, son tout petit frère Aimé, et ses parents, la douce Annabelle et le grand Marco qui travaille dans les parfums. Mais pas comme « nez » comme on l’imagine tout de suite, non, il est aux origines du parfum, à la recherche des ingrédients des parfumeurs : bois de santal, iris, cannelle, vanille, rose bien sûr, mais aussi des parfums plus étonnants comme l’ylang-ylang ou l’élémi …
Vive est une petite fille de neuf ans très attachante. Elle vit quelque part dans le sud de la France, dans la garrigue, et son univers sensoriel est très développé. Elle raisonne à base d’odeurs et d’images. Et des images, il va en être question, dans ce roman de Valentine Goby, notamment d’une image imprimée dans sa rétine : la palmier du jardin est attaqué par des charançons, comme l’explique le voisin qui s’occupe du jardin, Gilles, et Fouad le jardinier. Et il faut donc abattre une partie de ses branches, pour dégager le « stipe », l’essentiel, en espérant que l’arbre s’en remette.