jeudi, septembre 20, 2018

Les Collecteurs, Saison 2018/2019, ça va bientôt démarrer !

L'été touche à sa fin ? Vous avez dévoré des livres et vous trépignez d'en parler, d'avoir de nouvelles pistes de lecture ? C'est bientôt la rentrée pour Les Collecteurs à Montpellier, alors venez nous rencontrer !





La liste de nos activités cette année


La réunion mensuelle : un samedi matin par mois, deux ou trois heures d’échanges conviviaux autour de nos lectures, en toute spontanéité !  

dimanche, septembre 16, 2018

"Un autre monde - Otro mundo", Alfons Cervera (Espagne)

Alfons Cervera, nous l’aimons bien. Marc nous en parlait déjà il y a quatre ans, après sa lecture de « Tant de larmes ont coulé depuis » et l’an dernier, à l’occasion de la Comédie du Livre, nous avions participé activement à l’animation d’une rencontre avec le tandem Alfons – Georges menée par JulienDelorme.
Or, nous vous le disions dans l'article précédent : la rentrée de La Contre Allée est prometteuse. Après le Nord du monde de Nathalie Yot, paraîtra début octobre « Un autre monde / Otro mundo » d’Alfons Cervera, traduit par Georges Tyras. Françoise qui l’a lu en version originale, a décidé de partager avec nous sans attendre ses impressions !

dimanche, septembre 09, 2018

"Le Nord du monde" de" Nathalie Yot (France)

La rentrée de La Contre Allée est prometteuse. On vous parlera bientôt très probablement du nouveau titre d’Alfons Cervera. Mais là, c’est le premier roman de NaTYot, oups, pardon ! de Nathalie Yot qui est à l’honneur.
NaTYot est poète et performeuse, elle vit à Montpellier. Je l’ai rencontrée avec son recueil « Je n’ai jamais été mais il est encore temps ». Et aujourd’hui, Nathalie Yot a écrit son premier roman, dans la même veine que sa poésie. D’ailleurs, il y a des clins d’œil comme « Je ne sais pas danser », l’un de ses poèmes électros qui est repris par bribes dans l’un des chapitres...

mercredi, septembre 05, 2018

"Le dernier frère" de Natacha Appanah (Maurice-France)


Natacha Appanah est une auteure mauricienne qui vit en France.
Le dernier frère a été publié en 2007 aux éditions de l'Olivier. Il a reçu plusieurs prix : le prix du roman Fnac, le prix des lecteurs de l'Express, le prix Culture et bibliothèques pour tous, le prix de la Fondation France-Israël.
Le narrateur, un Mauricien nommé Raj, qui est aujourd'hui un vieil homme, nous raconte une période de son enfance et plus précisément les moments forts qu'il a vécu avec un jeune garçon d'une dizaine d'années nommé David, un jeune juif orphelin originaire d'Europe de l'est qui était emprisonné dans la prison de Beau-Bassin sur l’île Maurice, durant la deuxième guerre mondiale.

mardi, août 07, 2018

« Terminus mon ange » de Lilian Bathelot (France)

« Bon, ok, j’ai des passades. Au début de cette année, j’ai découvert l’écriture de Lilian Bathelot par « Simple mortelle ». Ça m’a plu. Et puis Catherine m’a prêté « C’est l’Inuit qui gardera le souvenir du blanc », ça m’a botté. Alors à la Comédie du livre, j’ai trouvé « Terminus mon ange », je l’ai pris. Et je l’ai lu en deux soirs, hier et avant-hier !
Whaouh !

vendredi, août 03, 2018

"Le dernier invité" Anne Bourrel (France) - Bis !

Après Rachel, c'est Françoise qui nous parle du Dernier invité d'Anne ! Quand on aime, on ne compte pas chez les Co-lectores ;o)...


"C’est sous l’aile de Julio Cortázar, de ses Cronopios et de leur page blanche qui tue (et tout le sens du livre est là) qu’Anne Bourrel place son dernier ouvrage, « Le dernier invité » paru au printemps dernier.
Ce livre est comme une fuite en avant dont on sait dès le début qu’elle est inexorable et dont on sent, sans savoir vraiment pourquoi, que la chute va être dramatique. Le style est nerveux, précis, rageur à l’image de la rage qui habite la Petite depuis si longtemps, une rage imprimée dans son corps. Et, comme pour l’exorciser, elle court, la Petite, dans la garrigue qu’elle connait si bien. Elle court alors que tout le monde l’attend au village car aujourd’hui elle se marie. Il y aura beaucoup de monde et même ce cousin qu’elle n’a pas vu depuis longtemps et que sa mère a invité. C’est lui le dernier invité.

lundi, juin 04, 2018

"Été 70" de Jacky Essirard (France)

Déjà dans son premier roman dont nous vous avons déjà parlé, La Solitude du Quetzal, Jacky Essirard nous invitait à parcourir avec lui les méandres des souvenirs, de la mémoire, et en particulier des impacts toujours très curieux qu’ont, sur chacun d’entre nous, nos aventures sentimentales. Peu importe leur durée, l’âge à laquelle on les a vécues, le nombre d’heures, de jours, de mois ou d’années passés avec l’alter ego réel ou fantasmé. Peu importe aussi sans doute ce que nous sommes devenus à la suite de ces aventures et l’endroit de notre vie duquel nous les contemplons, duquel nous tentons de rassembler leurs maigres bribes : nous avons juste l’impression d’avoir été tatoués à vie par une relation dont les ressorts nous ont souvent échappés. Ces aventures sentimentales nous poursuivent, nous hantent.

mardi, mai 15, 2018

« Le Camion » de Neige Sinno (France)

Une lecture à ne pas manquer. Le style est fluide et percutant. Les personnages juste ébauchés au départ deviennent de plus en plus nets. Ils ont leur part d’ombre mais ils sont essentiellement lumineux, touchants. Ce roman décrit à merveille les errances d’un âge où l’on sent, où l’on sait qu’il faut enfin décider sur quel chemin partir dans la vie et où, en même temps, les doutes et les ‘pourquoi donc’ empêchent souvent le mouvement. Un roman d’initiation à conseiller vivement aux adultes qui disent ne pas comprendre « les jeunes »...

lundi, mai 14, 2018

"Cette putain si distinguée" de Juan Marsé (Espagne)

Un écrivain – double de l’auteur ? – est sollicité pour écrire, sur commande le scénario d’ «un film inspiré d’un fait réel qui s’était produit des années plus tôt à Barcelone, un crime horrible qui avait en son temps suscité des conjonctures nombreuses et très diverses, et dont le mobile, apparemment passionnel, n’avait jamais été entièrement éclairci ».
Nous sommes en 1982. Le narrateur, en panne d’inspiration, accepte bon gré mal gré de revenir sur cette histoire, même s’il mesure bien la différence entre écriture de scénario et littérature. Ce crime s’est déroulé en 1949, en pleine période franquiste, et le meurtrier, un certain Fermin Sicart, travaillait alors comme projectionniste dans un cinéma de quartier, le cinéma Delicias. Régulièrement une prostituée venait lui rendre visite dans sa cabine de projection, et le protagoniste semblait apprécier sa compagnie, et pourtant on l’a retrouvée un jour morte, étranglée avec de la pellicule de cinéma, et Sicart a avoué aussitôt en être le meurtrier.

mercredi, avril 18, 2018

"C’est l’Inuit qui gardera le Souvenir du Blanc" de Lilian Bathelot (France)

Alors que, lors de l’une de nos réunions mensuelles, nous parlions de « Simple mortelle », le dernier roman paru de Lilian Bathelot, Catherine nous a fait passer quelques uns de ses titres plus anciens. C’est comme cela que C’est l’Inuit qui gardera le Souvenir du Blanc m’est arrivé dans les mains et que je me suis régalée de ce roman d’anticipation très réussi, écrit - nous dit-on - à l’attention des adolescents…
Nous sommes projetés au printemps 2089, et les antagonismes du monde actuel se sont cristallisés. Dans les pays du G16, il y a désormais deux types de territoires : les zones sécurisées où les citoyens bien intégrés sont tous implantés, c’est à dire qu’ils ont sous la peau une puce qui leur permet l’accès à tous les services vitaux et qui permet donc aussi de les pister ; et les zones franches où vivent ceux qui ne rentrent pas dans le moule, donc globalement plutôt tous les déshérités. Et puis il y a tous les pays membres de la Confédération des Nations Premières qui sont encore habités par leurs peuples indigènes…

dimanche, avril 15, 2018

"El murmullo de las abejas", de Sofía Segovia (Mexique)

Sofía Segovia est une écrivaine mexicaine, née en 1965 à Monterrey. El murmullo de las abejas est son deuxième roman, paru chez Vintage Español en 2015.

Nous sommes au début du 20e siècle dans le nord du Mexique, dans la petite ville de Linares. Le contexte est important : c'est celui de la Révolution puis de la réforme agraire.

« Olvidó el hambre. Olvidó el frío.
Y así, fuera de la vista del patrón, que no se había detenido a esperar la llegada de su obediente peón, padre e hijo observaron al otro padre y al otro hijo batallar para hacer cinco pozos mal hechos, y al verlos, campesinos torpes, altos, blancos y elegantes, corroboró lo que siempre había creído : el campo le pertenecía al que lo trabajaba, al que sabía hacer las cosas, al que sabía sembrar, y no al que lo supervisa todo desde arriba de un caballo sin ensuciarse las manos.
- Esta tierra es mía. »

mercredi, avril 11, 2018

"Le dernier invité" de Anne Bourrel (France)

Anne Bourrel est une écrivaine montpelliéraine. Elle écrit des nouvelles, des romans noirs, de la poésie et des pièces de théâtre.
Son dernier roman, Le dernier invité, vient de paraître chez La manufacture de livres.

« Elle devrait se détendre un peu. La rivière court vers la mer. Il fait beau. Tout à l'heure, elle épousera l'homme qu'elle aime. Vivre pourrait être envisageable. Avec le retour de ce sale type, pile la semaine de mon mariage, me détendre ? C'est normal d'y repenser. Je pense, mais je ne parle pas. Plus jamais. Plus jamais je ne parlerai. Pas de mots. Il n'y a pas de mots pour dire ce que personne ne veut entendre. Il faut se taire. Pas un mot. Ce qui n'est pas dit n'existe pas. L'eau fraîche de la rivière parviendra à chasser les images. Il faudrait pouvoir tourner la page, je le sais bien. Tourne la page, tourne, tourne. Ne la laisse pas se déchirer, la page. C'est toi qui la tournes, encore, essaye, tourne-la. Tourne-la. La page de pierre et de plomb. Ou bien plonge, plonge dans l'oxbow toute habillée. »

dimanche, mars 25, 2018

Livres libres ! Un dispositif Les Collecteurs - Mpt Frédéric Chopin...





Comme vous le savez sûrement, depuis quelques mois déjà, les Collecteurs ont le privilège de se réunir un samedi par mois à la Maison pour tous Frédéric Chopin (Montpellier). C’est donc en collaboration avec son responsable, Thomas Roudet, que nous avons le plaisir de mettre en œuvre un partage de livres ouverts aux « tous » de la Maison pour tous !

« Des animaux très sensibles » de Rodrigo Fuentes (Guatemala)

Les attachantes éditions L’atinoir nous emmènent cette fois au Guatemala en nous faisant découvrir un recueil de nouvelles de celui qui a gagné, entre autres, le 2e Prix centro-américain Carátula des nouvelles courtes en 2014, Rodrigo Fuente.

Rodrigo Fuentes nous entraîne essentiellement dans la ruralité du Guatemala, dans un univers qui fait sérieusement penser au far west de l'époque de la conquête de l’ouest.

mercredi, mars 21, 2018

"Ce que tu es" de Herman Gorter (Pays Bas)

« Ce que tu es » présente la poésie du géant des lettres néerlandaises Herman Gorter (1864-1927), s’ouvrant par une Ouverture donnant des éléments bio-bibliographiques de façon très sensée et sensible. Puis suivi par Mai, le magnifique poème emblématique connu de tous dans une magnifique traduction qui permet ici de rendre en langue française toute la splendeur d’une langue et d’une civilisation. Un autre printemps, un autre son :