mercredi, avril 18, 2018

"C’est l’Inuit qui gardera le Souvenir du Blanc" de Lilian Bathelot (France)

Alors que, lors de l’une de nos réunions mensuelles, nous parlions de « Simple mortelle », le dernier roman paru de Lilian Bathelot, Catherine nous a fait passer quelques uns de ses titres plus anciens. C’est comme cela que C’est l’Inuit qui gardera le Souvenir du Blanc m’est arrivé dans les mains et que je me suis régalée de ce roman d’anticipation très réussi, écrit - nous dit-on - à l’attention des adolescents…
Nous sommes projetés au printemps 2089, et les antagonismes du monde actuel se sont cristallisés. Dans les pays du G16, il y a désormais deux types de territoires : les zones sécurisées où les citoyens bien intégrés sont tous implantés, c’est à dire qu’ils ont sous la peau une puce qui leur permet l’accès à tous les services vitaux et qui permet donc aussi de les pister ; et les zones franches où vivent ceux qui ne rentrent pas dans le moule, donc globalement plutôt tous les déshérités. Et puis il y a tous les pays membres de la Confédération des Nations Premières qui sont encore habités par leurs peuples indigènes…

(…) Par les peuples qui vivent là depuis que le monde est monde, et qui ont conservé un lien spirituel si fort avec la terre de leurs ancêtres qu’ils ont tous fini par obtenir leur indépendance au fil des Sommets Mondiaux du dernier demi-siècle. (…)
Et l’heure est grave car il semblerait que les pays du G16 soient sur le point de perdre leur hégémonie en terme de surveillance de tous les territoires de la planète. Un étrange phénomène fait disparaître de tous les radars et même des satellites des pans entiers du monde… Une jeune chercheuse Inuit semble être à l’origine de ces désordres majeurs. Damien Coste, avec son collègue La Gauffre, tous les deux membres d’élite de la Sécurité Nationale, basés dans la Zone Sécurisée de Montpellier, partent en mission au Kalaallit Nunaat (ex-Groenland) sur les traces de leur collègue Diaz qui s’est volatilisé depuis quelques temps…
Le suspens est vraiment bien mené, c’est un joli roman d’aventure.
Et je dois dire qu’il m’a définitivement conquise lorsque j’ai lu le premier paragraphe du chapitre 6 !
Damien Coste éteignit les phares et coupa le contact vers quatre heures moins le quart. Au fond de la vallée qui entaillait profondément le massif des Écrins, le parking d’Ailefroide était encore désert. Une lumière laiteuse diluait déjà les ténèbres des contreforts du Pelvoux dont les murailles de granit sombre venaient mourir à quelques mètres de la voiture, derrière les hautes grilles délimitant le Parc d’Écoloisir de haute montagne. (…)
Ça alors !?! Retrouver ce lieu tellement intemporel pour moi – c’est un endroit planqué au fin fond des Hautes Alpes - dans un roman d’anticipation, j’ai trouvé ça vraiment très amusant !
Bref. S’il vous passe entre les mains, n’hésitez pas ! On ne s’ennuie pas et les thèmes abordés sont parfaitement d’actualité… Lecture à mettre également dans les mains des gamins !

Laurence Holvoet


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